Jeanne d'Arc
«Dieu dit :«J'ai vu la misère de mon Peuple.
J'ai entendu son cri devant ses oppresseurs ;
oui, je connais ses angoisses»
«Va, je t'envoie libérer mon peuple »
(Exode 3,7 et 10)
Sa jeunesse

Jeanne
d'Arc vit le jour
en 1412. Son père est Jacques d'Arc, sa mère
Isabelle
ROMEE, originaire de VOUTHON. Vidéo de la chambre où naquit Jeanne
Avant
1425, sa vie est semblable
à celle des autres enfants de son village. Elle vaquait aux
besognes ménagères en la maison de son
père. Elle
savait aussi coudre.
La
famille de Jeanne, du
côté paternel, était de bonne
bourgeoisie et du
côté maternel fort bien posée dans le
monde des
artisans.
Qui
disait artisan, à cette
époque, ne disait certes pas misérable ; les
corporations, établies par Saint Louis en jurandes et
maîtrises, créaient à l'ouvrier une
position fixe
bien supérieur à celle de beaucoup de travaileurs
actuels. N'entrait pas qui voulait dans ces institutions si
intelligemment organisées en vue du bien-être
familial des
travailleurs et de la sauvegarde de leurs intérêts
individuels, comme de leurs droits collectifs.
Les
membres d'une corporation se
transmettaient, de père en fils, toute la science acquise
dans
leur métier par les générations
précédentes et augmentée de leur
expérience
personnelle ; de plus, ils étaient unis entre eux par une
soliddarité presque indestructible : fraternité
fondée sur l'estime réciproque, la foi religieuse
et la
charité chrétienne, trois bases morales autrement
stables
que la philanthropie vague symbolisée par le triangle
égalitaire des modernes francs-maçons.
Jadis,
la terre du Peuple était
lié au seigneur par le serment ; il lui devait le service
militaire et les tailles, mais il pouvait racheter les tailles et les
redevances.
L'ouvrier
sert le Capital qui lui
marchande un salaire : la nécessité l'attache
à
l'usine ; comme facteur de la production, il est la chose du
Capitalisme et rien n'adoucit son esclavage.
Dans
les luttes de la concurrence
l'ouvrier, soldat du Capital, doit sacrifier les joies du foyer et de
la famille et parfois son sang et sa vie.
Le
Capital anonyme sans âme, sans
coeur, est impitoyable comme la machine ; il n'a plus rien d'humain.
Son joug de fer ne cède que devant la force.
Si,
en apparence le Capital, de nos
jours, ne confère aucune autorité, en
réalité toute la législation est
à son
service ; il dispose de tous les droits, même du droit
d'inspirer
et souvent d'imposer la Loi.
Si
nous replaçons la grande
Patriote dans le milieu réel où s'est
écoulée son enfance, nous verrons tout de suite
l'influence immence que les hommes et les choses ont eue sur le
développement de son caractère et nous
comprendrons
enfin, par la marche de son action, quels furent ses auxiliaires et
duels étaient ses réels ennemis. La gloire de
Jeanne n'y
perdra rien ; la vérité historique y gagnera
beaucoup. Le
rayon lumineux, projeté sur le berceau de
l'héroïne,
éclairera, comme un phare, l'ère moderne
née avec
celle qui fut l'incarnation même de la France, cette sublime
patrie de l'Idée.
Certains
historiens, peu
informés, ont commis une profonde méprise
lorsqu'il se
sont représenté Domrémy comme un
village perdu et
isolé du reste du monde. L'ancienne voie romaine de Langres
à Verdun qui passait par Neufchateau, Domrémy,
Vaucouleurs, Voids, Commercy, Saint-Mihiel, était
très
fréquentée à la fin du Moyen-Age.
Neufchateau
était une sorte d'entrepôt très
important pour le
transit des vins de Bourgogne. On employait, au transport de ces vins,
de lourdes charrettes attelées de dix ou douze chevaux. Par
la
même voie arrivaient, en sens inverse, les draps d'Ypres et
de
Gand. Le mouvement des voyageurs allait de pair avec celui des
marchandises ; les nouvelles de tout genre se transmettaient d'une
ville à l'autre par ces messagers constamment en voyage. Il
existait peu de contrées aussi rapidement
informées des
événements multiples de cette époque
que les
bourgs situés sur la route de Langres à Verdun.
Il
n'est pas sans intérêt
de constater que la maison où grandit Jeanne se trouvait sur
le
bord de l'une des voies les plus
fréquentées de la
région orientale du Royaume au XVe
siècle.
Les
voyageurs de toutes sortes :
trafiquants, pélerins, guerriers, moines mendiants ou
seigneurs
illustres s'arrètaient, d'autant plus volontiers, au foyer
de
Jacques d'Arc, qu'en sa qualité de doyen du village il
était préposé à la
surveillance des vins,
des grains et autres marchandises, ainsi qu'à la
vérification des poids et mesures.
De
plus, il était chargé
de la collecte des tailles, rentes et redevances, il commandait le guet
de jour et de nuit ; il avait la garde des prisonniers.
Tout
cela lui donnait une importance
très grande vis-à-vis des étrangers et
le mettait
en relations continuelles avec les passants de toute conditions
sociale. Rien ne se décidait sans que Jacques d'Arc en fut
prévenu, car lui seul convoquait les autres bourgeois aux
assemblées électorales et aux plaids, lui seul
prévenait le maire, l'échevin et les
jurés de la
date de leurs réunions périodiques ou
extraordinaires,
lui seul faisait les "cris" des arrétés
municipaux et
autres ordonnances seigneuriales ou royales.
Dans
les lettres patentes, par
lesquelles le roi Louis XIII permet à Charles et Luc Du Lys
de
reprendre les armes de la "Pucelle d'Orléans" et de ses
frères, il est dit en effet que le puiné des
frères de la dite Pucelle se contenta de porter le nom de Du
Lys, retenant les armes du nom et de leur ancienne famille d'Arc, qui
sont : d'azur à l'arc d'or mis en face, chargé de
trois
flèches entrecroisées les pointes en haut,
férues
deux d'or ferrées et plumetées d'argent et une
d'argent
ferrée et plumetée d'or et le chef d'argent au
lion
passant de gueule.
Ces
armoiries étaient
octroyées par le Roi aux bourgeois de ses bones villes, en
récompense de quelque service public.
Or,
au XIIe et au XIIIe
siècle tous les bourgs qui prirent part au mouvement des Communes
avaient mis sur pied des
confréries d'arbalétriers et d'archers qui
jouissaient de
privilèges importants.
Les
chefs de ces corporations
étaient appelés des gens
d'arc pour les distinguer des
capitaines de routiers que l'on
nommait alors des gens d'armes.
Les
armes
parlantes de Jacques d'Arc
disent clairement qu'il appartenait
à une famille de cette noblesse bourgeoise.
En
vertu de quelle influence vint-il,
vers 1404, s'installer à Domrémy de Greux, en une
maison
située dans la partie française de ce village sur
le bord
de la route si fréquentée par les trafiquants de
Flandre
et de Bourgogne ?
Comment
put-il acquérir la
propriété de cette demeure entourée
d'une
vingtaine d'hectares, dont douze en terres labourables, quatre en
prés et quatre en bois dont faisait partie le fameux "Bois
Chenu" qu'on apercevait de l'huis de
la maison ?
Ce
curieux village, qui avait fait
primitivement partie des possessions domaniales d'une abbaye de Reims,
ainsi que son nom même l'indique (Dom. Remy),
était, au XVe
siècle, partagé entre deux mouvances
féodales
très distinctes.
La
partie méridionale du bourg,
comprenant une trentaine de chaumières, groupées
autour
d'une forteresse, située dans une ile de la Meuse, formait
une
seigneurie possédée, de longue date, par la
famille de
Bourlemont, vassale des comtes de Bar.
La
partie septentrionale où se
trouvaient l'église paroissiale et d'autres maisons, parmi
lesquelles celle de Jacques d'Arc,relevait de la châtellenie
de
Vaucouleurs.
Tout
ce qui précède
montre la situation sociale, relativement élevée
du
père de Jeanne. Dans un autre ordre d'idées, sa
mère jouissait d'une notorièté et
d'une
considération tout aussi importantes.
Isabelle
de Vouthon n'était
point une femme vulgaire ; sa réputation de
piété
était admirablement confirmée par sa vie
exemplaire.
Elle
avait hérité du
surnom de Romée qu'on avait jadis appliqué
à sa
mère, lors de son pélerinage à Rome
vers 1375.
Dans ce voyage celle-ci avait fait connaissance de Sainte Catherine de
Sienne qui se reposait, dans la ville Eternelle, des luttes ardentes
qu'elle avait soutenues en faveur du pontife romain, contre le Pape
d'Avignon d'une part, et contre les factions italiennes de l'autre.
Isabelle
naquit l'année suivante
et, dès son berceau, elle porta ce sobriquet de Romée,
que beaucoup
d'historiens ont considéré comme un nom de
famille.
Ses voix et ses actions
En
1425, Jeanne reçoit pour la
première fois, alors qu'elle se trouvait dans le jardin
familial, de saint Michel ; de sainte Catherine et de sainte Marguerite
le message de se rendre auprès du dauphin afin de le
conduire
à Reims.
Cette
première vision
coïncide avec la prise de la ville du Mans et
l'entrée
victorieuse des troupes anglaises sur le territoire de la France
celtique.
Jeanne,
quoiqu'un peu effrayée,
accepta assez vite la mission périlleuse qui lui fut
proposée au nom du Roy du Ciel.
Cette
mission était beaucoup
plus importante et plus compliquée qu'on ne le croit
généralement. La délivrance
d'Orléans n'en
était que le signe et non le but. La mission de la Pucelle
avait
une bien plus haute portée religieuse et politique.
Cette
politique avait une envergure
immense, car elle était marquée d'un double
caractère : céleste et terrestre ; il s'agissait
d'établir sur terre le règne temporel du Christ
en le
modelant exactement sur son règne dans le Ciel.
A
quatorze ans, Jeanne, ayant
été reçue comme tertiaire dans la
fraternité laïque de Neufchateau, ses
facultés
étonnantes furent appréciées
à leur juste
valeur.
Saint
Michel apparut de nouveau
à Jeanne lui annonçant que sainte Catherine et
sainte
Marguerite, la Pure et la Perle, l'initieraient bientôt
aux secrets desseins du Très-Haut. Les deux soeurs
répondirent avec enthousiasme à l'appel qui leur
était fait.
Jeanne
ne se confia d'abord qu'a sa
mère. Isabelle fur ravie en apprenant le message de l'ange
à celle de ses filles qui morallement lui ressemblait le
plus.
Elle favorisa les études de Jeanne et ses rapports
mystérieux avec les Discrètes ; elle lui facilita
les
moyens d'acquérir les vertus et la science propre
à sa
vocation. Dans l'ermitage
de Bermont, Jeanne
étudiait comme la Vierge jadis dans le
Temple ; et elle repassait en priant tout ce qu'elle avait appris.
«C'est
pour cela que je suis née,»
murmurait-elle
lorsqu'un doute pesait sur son âme, et quand un pressentiment
sombre effleurait tristement son esprit.
«Si
j'avais eu cent pères et cent mères et si j'avais
été fille de roi,
je
n'aurais point hésité
à partie, dira-t-elle
plus tard à ses juges, c'était
la
volonté de Dieu !
»
La
volonté de Dieu ! Telle
fut constamment l'unique cause des actes de cette humble et douce
fille, envoyée vers «le Roy, non pour
acquérir un
domaine temporel, mais pour lui restituer ce Royaume qu'il fallait
recouvrer, afin de refaire la France, organe de la juste guerre
à promouvoir au sens de la Loi divine.
Jeanne ne s'en rapportait ni à ses propres oeuvres, ni
à
son labeur personnel, toute son espérance de victoire
était en Dieu, venait de Dieu.
Aussi, selon l'habitude des prophètes qui étaient
envoyés du Ciel, avouait-elle sa faiblesse et sa
fragilité.
Je ne suis qu'une pauvre fille,
ignorante des choses de la guerre.»
Jeanne
décidait alors à
rencontrer le sieur de Baudricourt à Vaucouleurs.
Jeanne,
à qui ses Saintes
avaient positivement ordonné d'aller elle-même
trouver
Baudricourt, hésitait cependant à faire cette
démarche, car elle ne savait trop comment aborder le
capitaine
de Vaucouleurs.
Claude,
soeur de Jeanne, voyant
l'embarras de celle-ci, lui offrit d'aller à sa place
à
la Citadelle et d'obtenir l'autorisation nécessaire et les
lettres d'introduction indispensables pour
pénétrer
auprès du Dauphin. Jeanne se laissa persuader. Claude,
dès le lendemain de son arrivée à
Burey, se
vêtit donc de son plus beau costume de paysanne et, comptant
se
servir des signes et moyens particuliers aux adeptes des
Loges-les-Dames
pour se faire
donner ce qu'elle désirait, elle se rendit à la
forteresse et demanda, sans hésiter, à voir le
Gouverneur. Les serviteurs de Baudricourt n'eurent garde
d'éconduire l'enfant de Jacques d'Arc et l'introduisirent
auprès du Capitaine.
La
curiosité s'en mélant,
celui-ci se montra, dès l'abord, assez courtois.
Aussi,
lorsqu'il eut entendu
l'exposé des étranges prétentions de
Claude,
rit-il à gorge déployée,
déclarant qu'en
vérité le père d'Arc perdait la
tête de
laisser sa fille courir ainsi les grands chemins en quête
d'aventures militaires et, qu'à son sens, il eût
sagement
agi en la fustigeant d'importance pour la réveiller un peu
de
ses rêves ambitieux et fous.
Claude
ne se déconcerta point de
cette raillerie assez grossière et, pour mieux faire valoir
le
côté positif de ses visées, elle
déclara,
par bravade, qu'une fois menées à bien les choses
qui lui
avaient été commandées de la part de
Dieu, elle
aurait trois fils, dont l'un serait pape, le second empereur et le
troisième roi.
-
En vérité, riposta
plaisamment Baudricourt, je voudrais bien être le
père
d'un de ces hommes qui auront un si grand pouvoir afin que, par
là même, il eût plus de valeur.
-
Nenni, nenni, gentil Robert,
répliqua Claude, sans se déconcerter, il n'est
pas temps
encore, et le Saint-Esprit ouvrera.
Congédiée
de façon
fort peu respectueuse par le capitaine de Vaucouleurs, Claude rentra
à Burey, assez confuse d'avoir échoué,
mais elle
ne dit pas à sa soeur, en lui rendant compte de sa
démarche, la cause réelle de son
insuccès.
Jeanne
cependant comprit qu'elle avait
eu tort de ne point suivre l'avis de ses Saintes et elle
résolut
de réparer, en allant elle-même à la
Citadelle, la
faute qu'elle avait commise en laissant le soin de cette importante
démarche à Claude, sa soeur.
Elle
avait mis son oncle Durand Laxard
au courant de sa mission. Elle le pria, dès le soir
même,
de l'accompagner le lendemain auprès du Gouverneur.
Accompagnée
par Laxard, de Burey
en Vaux, Jeanne rencontre pour la première fois, le sieur de
Baudricourt à Vaucouleurs.
Jeanne était modestement vétue de la robe rouge des filles des champs serrée à la taille par un cordon bleu : elle portait ses noirs cheveux coupés à l'écuelle comme tous les membres des fraternités franciscaines. Un charme pénétrant et suave se dégageait de toute sa personne. Sa voix, au timbre d'or, pénétrait les coeurs d'un sentiment de respect profond et de confiance exquise.
Sans
hésiter, à la
première question du gouverneur, elle répondit
avec une
conviction calme dont Baudricourt demeura tout surpris : «Je
viens vous prier de me faire conduire
près du gentil Dauphin à qui il plait
à Messire de
bailler en commende le royaume de France, afin que je le puisse assurer
qu'en dépit de ses ennemis il recouvrera son domaine par la
volonté expresse de Mon Seigneur à qui seul
appartient le
Royaume».
-
Et
quel est ton seigneur ? demanda le capitaine
étonné de cette démarche, faite sur un
tout autre
ton et de façon à la fois plus simple et plus
précise que celle de Claude d'Arc.
Quel
est ton Seigneur ?
-
Le Roi du Ciel !
A
cette réponse, Baudricourt
hocha la tête avec incrédulité et ,
sans raillerie
comme sans encouragement, il la renvoya. Il n'avait pas plus compris le
langage mystérieux des Tertiaires que celui des adeptes des
Loges du Bois Chenu dont faisait partie Claude d'Arc.
Le
lendemain et les jours suivants
Jeanne revint à la charge : le Gouverneur opposa un refus
obstiné à ses demandes d'entretien.
Fatiguée
d'une obstination qui
lui semble incompréhensible, mais qu'elle ne peut vaincre,
Jeanne, qui sent que le temps presse, prend alors la
résolution
héroïque de se passer de l'acquiescement et des
secours du
Capitaine. Elle tient conseil avec Claude et son oncle, et tous trois
sont d'avis d'aller directement, à pied, trouver le Roi.
Les
voilà donc sur la route qui
mène de Vaucouleurs à Joinville, le route de
France,
comme l'appellent les habitants du pays. Claude, sans plus penser
à la fâcheuse issue de sa
première
démarche, arpente joyeusement, en devisant de l'avenir, les
quelques lieues qui séparent Vaucouleurs de Saint-Nicolas de
Septfonts, près d'Andelot.
Jeanne
est plus triste parce qu'elle
n'a pas pu suivre à la lettre les instructions
précises
de ses voix. Les messagères du Roi du Ciel l'ont
envoyée
à Baudricourt afin d'obtenir de lui la lettre d'introduction
indispensable pour pénétrer auprès de
Charles VII.
Avec
son sens pratique,
l'héroïne sent que la privation de ce document si
important
peut faire échouer toutes ses négociations
diplomatiques,
et elle reste fort perplexe sur l'issue du voyage dont
dépendent
le salut et l'avenir de la France.
Aussi,
tandis que Claude et son oncle
se reposent, elle entre dans la chapelle de l'hermitage
dépendant de l'abbaye de Septfontaines. Elle prie Dieu avec
ardeur de l'éclairer et, tandis qu'elle prie, une voix
murmure
doucement près d'elle : «Jeanne, ma mie, tu fais
fausse
route, il ne te convient pas d'arriver près du Roi en si
piètre accoutrement. Retourne à Vaucouleurs,
combats de
nouveau la résistance et le mauvais vouloir de Baudricourt,
tu
le vaincras par tes instances et il te donnera un équipement
convenable et une lettre d'introduction pour voir le Dauphin
à
Chinon.»
Eclairée
par cet avis formel,
Jeanne rejoignit son oncle et lui fit part de ce qu'on lui avait dit
dans l'oratoire de Saint-Nicolas.
Sur
l'instance de Jean de Novelompont, que Jeanne avait
rencontré
à Vaucouleurs, Baudricourt compris alors qu'une politique
profonde avait guidé vers lui les filles de Jacques d'Arc :
il
senti que l'émissaire des Fées du Bois Chenu
devait
masquer les négociations si importantes confiées
à
l'intelligente initiative de Jeanne, seule élue de Dieu et
des
Discrètes, seule dépositaire du grand secret des
moines
celtiques et des hauts barons anglais.
Elle
partit de Vaucouleur le 23
Février 1429. (Vidéo
du départ de Jeanne (vitrail de l'église de
Vaucouleurs).
Elle prend le départ en compagnie de deux hommes qui lui
avaient
promis de l'assister : Jean de Novelompot et Bertrand de Poulangy, de
la garnison de Vaucouleurs. En chemin, elle fait une halte à l'ermitage
Saint-Nicolas de Septfonds, à une lieue de Vaucouleurs, dans
la foret à l'ouest de la ville.
En
ce qui concerne le lieu du départ de Jeanne, il faut
apporter
ici une précision importante. Tout le monde s'accorde pour
dire
que son départ à eu lieu de la Porte de France
à
Vaucouleurs. Nous pouvons de nos jours voir la porte de France sur la
hauteur de Vaucouleurs. Cette porte que nous voyons n'est pas celle que Jeanne
à connue
lors de son départ en 1429.
En effet, la porte que nous
voyons actuellement a été construite ....... au
17e
siècle ! La véritable porte qu'a connue Jeanne se trouve sous la porte
actuelle.
Elle rencontre Charles VII à Chinon.
Le 17 juillet 1429 a lieu le sacre de Charles VII à Reims. Les frères ainsi que le père de Jeanne rejoignent celle-ci.
Le 8 septembre 1429, Jeanne se trouve à Paris, porte saint-Honoré où a lieu un assaut. Jeanne y est blessée.
Le 24 mai 1430, Jeanne est capturée à Compiègne.
En septembre 1430, Jeanne est transférée à Rouen.
Le 30 mai 1431, Jeanne meurt sur le bûcher.

Quelques monuments élevés à la mémoire de Jeanne d'Arc

Martyre de St-Sébastien, (fresque dans l'église de Domrémy)
© Francis MONTIGNON